Lors de ma séance de dédicaces de La cire et le feu à Manor Lausanne, j’ai eu la joie de rencontrer de chouettes lectrices, de revoir des connaissances et de trouver une petite mascotte pour mon polar.

Ce n’était que ma deuxième séance de dédicaces, mais je m’habitue (peut-être un peu maladroitement parfois) à cet exercice particulier. Le stress ridicule créé par le bon choix de stylo ou encore les horaires de bus a été vite balayé par l’enthousiasme des lecteurs et des lectrices venues à ma rencontre. Quel bonheur de voir le sourire des gens lorsqu’ils repartent avec un livre signé dans les mains! Si j’ai souvent connu cela en tant que lectrice, c’est une tout autre expérience de le vivre en tant qu’autrice.

Anecdotes

Deux moments m’ont particulièrement fait sourire lors de ces dédicaces de Noël. Parmi les nombreux lecteurs et lectrices que j’ai rencontrées, il y avait notamment des familles. Deux parents avec leur trois garçons se sont intéressés à mon livre. La maman m’a demandé de signer au nom du papa. Pendant que j’apposais mon gribouillis caractéristique sur la première page, le benjamin de la fraterie était fasciné par la couverture du livre. «Moi aussi, j’en veux un!», s’est-il écrié, plein de cette innocente énergie. Sa maman a promis de le lui prêter. Hélas, j’espère que sa patience est au diapason de son enthousiasme, car mon polar n’est pas adapté à un garçon de 7 ans.

Plus tard, une autre famille m’a approchée, cette fois uniquement la maman et la fille. Toutes deux avaient l’air autant intéressées par le livre que timides à l’idée de me parler. «On l’achète pour papa», ont-elles décidé. J’ai donc signé pour ce monsieur. Et puis je les ai regardées s’éloigner vers la caisse. Un moment très touchant lorsque j’ai vu la fille prendre le livre des mains de sa maman et s’empresser de trouver la page de la dédicace pour lire ce que j’y avais écrit, pour n’en perdre aucune miette.

Photos: © Sandrine Spycher

Mascotte

Je l’ai déjà dit ailleurs: j’apprécie particulièrement les futilités superstitieuses que sont ces petits souvenirs matériels dont on ne sait jamais que faire. À la fin de ma séance de dédicaces, j’ai donc acheté un «bonhomme étoile» prénommé Adrien, comme mon protagoniste. Sa mignonne bouille de bois m’a fait craquer, alors je l’ai emmené.

Mon écriture étant basée surtout sur les émotions et la psychologie des personnages, je suis très attachée à mon inspecteur Adrien Sauge. Pour la petite histoire, alors que le prénom Adrien s’est imposé à moi comme une évidence, le patronyme n’a pas été aussi spontané. C’est en visitant un site sur l’origine des noms de famille de Suisse romande que l’idée de Sauge m’est venue. Ce nom collait si bien au personnage que je l’ai tout de suite adopté.

Ainsi est né Adrien Sauge! Et il a maintenant une petite mascotte à son nom dans ma bibliothèque.

Prochaines dédicaces

Si vous souhaitez venir me saluer lors d’une séance de dédicaces, je vous invite à consulter le calendrier que je mets à jour avec mes prochains rendez-vous. C’est vrai qu’il est un peu vide pour l’instant; n’hésitez pas à vous abonnez à mes réseaux sociaux pour recevoir les mises-à-jour.