Encooore une publication sur l’importance de la culture?? Bah oui, voyez-vous, j’ai fait Lettres à l’université donc je défends et défendrai toujours ma formation, mon métier.

On se mange toutes sortes d’insultes quand on étudie en Faculté des Lettres. Glandeur, hippie, chômeur, illuminé, rêveur, gaucho, j’en passe et des meilleures.

Travailler dans la culture, pour beaucoup, ce n’est pas travailler. À les entendre, la culture, ce sont les festivals avec leurs bénévoles. Ce sont les écrivains qui font ça en marge de leur vrai métier. Ce sont les chanteurs qui répètent dans la cave de leurs parents. Ce sont les bédéistes qui gribouillent sans arrêt.

La culture, pourtant, c’est la vie.

Avant même de m’inscrire en Lettres, j’ai effectué un travail de maturité intitulé «La musique rock: témoin ou acteur de son temps?». Tout est dans ce titre.

La culture, c’est une identité.

Quand on veut apprendre à connaître un peuple, on étudie son histoire à travers des mouvements socio-politico-religieux, et puis on étudie son identité à travers les peintures, les romans, les poèmes, les films, les pièces de théâtre, la musique, la danse.

Imaginez donc une France sans Racine ou Molière. Imaginez une Angleterre sans Shakespeare ou une Écosse sans Robert Burns.

Imaginez une Suisse sans Jean Villard Gilles, sans Ramuz, sans Gotthard, sans Chapatte, sans Marie-Thérèse Porchet, sans Marc Voltenauer, sans Johanna Spyri, sans Jean-Luc Godard, sans Claude Nobs, sans Ursula Andress, sans yodel, sans les récits de Guillaume Tell.

Que resterait-il de nous? Des billets de banque à l’effigie du vent ou l’eau…

Reléguer la culture au second plan, c’est nier notre identité, nos particularités, tout ce qui fait que nous sommes nous.

Culture