Écrire pour ne pas mourir. C’est de cela dont il s’agit quand on parle du métier d’écrivain en disant que l’on voudrait écrire pour en vivre. Être récompensé financièrement pour son temps, son énergie, son talent et ses efforts. Toucher ainsi l’argent nécessaire à payer un loyer, une assurance maladie, son pain quotidien.

Écrire pour ne pas vous laisser mourir. Construire des mondes, des vies, des rêves pour partager le peu d’espoir qui reste sur cette terre. Accompagner vos soirées au coin du feu, vos grasses matinées sur l’oreiller, vos vacances à la plage, vos longs voyages en train ou en avion. Être par nos mots toujours un peu sous vos yeux.

Écrire pour se rapprocher du Ciel, excusez le blasphème. Blasphème que notre société – vantant pourtant souvent sa prétendue laïcité alors qu’elle est façonnée sur les religions du Livre – punit par un abandon sur le plan financier. Selon ses standards de profit, ce que nous faisons n’est pas un métier, le métier d’écrivain n’étant que douce lubie. Ce que nous produisons n’est pas une denrée vitale. Notre temps, nos besoins, notre vie; tout cela ne mérite pas reconnaissance et salaire.

Nom: Spycher
Prénom: Sandrine
Formation: Lettres
Métier: Écrivaine

Du métier d'écrivain